Nemanja Radulovic, souffrant, ayant annulé sa tournée en France et en Europe, le concert prévu le samedi 21 janvier est reporté au Dimanche 13 Mai 2012 à 15h à l'église St Gervais de Jonzac.
La prospérité de JonzacAu XVIe siècle, le château connaît l’assaut des Huguenots - notamment avec la siège de Jonzac auquel Agrippa d’Aubigné participe en 1570- mais la ville connaît un nouvel essor en devenant un bourg protestant. Dès 1562, les Jonzacais possèdent une église réformée, dotée d’un temple, d’un pasteur et d’un consistoire. L’essor économique se poursuit avec des foires importantes autour de la halle (emplacement du mail de la place du château), son marché aux porcs (actuelle place Fillaudeau), son Minage ou Halle aux grains (actuelle place de la République) mais aussi autour de son église paroissiale. Une industrie de tannage des peaux et cardage de la laine se développe notamment avec la communauté protestante, qui au tournant du XVIIe siècle représente environ les deux tiers de la population jonzacaise.
La Révolution à JonzacLe dernier comte de Jonzac, mourut sans descendant en 1791. La seigneurie de Jonzac passa alors aux mains de son neveu, Jacques Tanneguy Le Veneur de Tillières. Celui-ci ne prit jamais possession de son bien, mais envoya cependant un émissaire pour régler les affaires urgentes pendant la période révolutionnaire (la vente de la halle, du minage et autres revenus de la seigneurie banale…) Monsieur de Tillières n’ayant pas émigré, le château ne fut pas vendu comme bien national. Il fut acheté vers 1805 par le Marquis de Maleyssie.
Le XIXe SiècleDevenue chef lieu d’arrondissement en 1800, Jonzac connaît quelques mutations : le commerce des peaux cède la place, sous la Monarchie de juillet et le second Empire, à la prospérité du commerce du cognac et des eaux de vie. Celle-ci permet à la ville de se doter de nouveaux équipements : une mairie (voir les travaux du château), un hôpital, un télégraphe, un pont de pierre, un théâtre, un nouveau marché couvert etc. De nombreux travaux de voiries permettent à l’ancien bourg médiéval de se désenclaver : élargissement des rues, voies de grandes communications, alignement des rues et rénovation des façades. Le chemin de fer arrive à Jonzac en 1870 de Saintes vers Montendre. La gare est construite en 1875, tandis que la ligne Bordeaux Paris, passant par Jonzac est complètement achevée dans les années 1880 et elle est officiellement inaugurée en 1886. Enfin, une ligne de chemin de fer économique reliant Jonzac à Saint-Fort sur Gironde fonctionne à partir de 1896. Jonzac alors centre administratif et marché agricole est durement éprouvée par la crise du phylloxera.
Le XXe siècleTandis que le XIXe siècle s’ouvre sur les difficultés économiques consécutives à la crise du phylloxera, le pays de Jonzac est durement frappé par l’exode rural. Ce déclin démographique est amplifié par la Première guerre mondiale. Le Monument aux Morts témoigne du lourd tribut qui laissa un grand vide, entraînant la baisse du taux de natalité et le vieillissement précoce de la population à jamais marquée par la férocité du conflit.
Pendant l’Occupation, les Allemands avaient installé, dans les carrières d’Heurtebise, un dépôt de munitions destiné au Mur de l’Atlantique. Un jeune homme de 20 ans, Pierre Ruibet, originaire de Voiron, entreprit avec l’aide d’un Jonzacais de son âge, Claude Gâtineau, de faire sauter les carrières. La manœuvre réussit au prix du sacrifice de Pierre Ruibet tandis que Claude Gâtineau fut fusillé. Depuis 1960, Jonzac a connu une impulsion économique forte, qu’elle doit comme la France entière, au contexte de paix générale et à celui des Trente Glorieuses, mais aussi à une volonté locale puissante qui œuvre pour l’ouvrir à la réalité géographique, économique et culturelle. La prise de conscience d’une réalité géographique immédiate dont le moteur est le développement routier rayonnant à partir de la commune. Celui–ci, en constant perfectionnement sur toute la période, permet de relier Jonzac à tout son arrière pays mais facilite également le désenclavement de la région à l’échelle nationale. A Jonzac même, la circulation est améliorée par la réalisation de rocades périphériques : la première, l’avenue René Gautret est terminée en 1977 ; elle relie la route de Barbezieux au carrefour de l’avenue Faidherbe. La seconde, achevée en 1990 permet de joindre la route de Pons et celle de Montendre. Depuis 1982, Jonzac bénéficie des deux échangeurs autoroutiers de Pons et de Mirambeau. Enfin, desservie depuis le XIXe siècle par la ligne de chemin de fer, Bordeaux-Nantes-Paris, Jonzac est désormais reliée, chaque jour au TGV Atlantique par une ligne d’autobus en direction de la gare d’Angoulême. Depuis 1971, Jonzac s’associe aux communes de son canton, dans le cadre du SIVOM (Syndicat Intercommunal à Vocations Multiples), afin de permettre une répartition plus équitable de la charge de la vie collective dans les domaines aussi divers que l’entretien de la voirie, les infrastructures collectives etc. Le contrat de pays de la Haute Saintonge, signé en 1976, devient la Communauté des Communes de Haute Saintonge en 1992. Ce regroupement des communes de l’arrondissement permet d’éviter la dévitalisation économique et démographique, par une aide au développement des milieux ruraux ; elle est fondée sur la solidarité entre les petites villes et les campagnes avoisinantes. Etablissement public de coopération intercommunale (EPCI), la Communauté des Communes de Haute Saintonge compte aujourd’hui 123 communes regroupant près de 57 000 habitants. Ses compétences concernent principalement le développement économique, la création d’infrastructures touristiques et l’amélioration de la qualité de la vie (protection et mise en valeur du patrimoine, de l’environnement…) et soutient les animations culturelles, sportives, périscolaires et pédagogiques. L’affirmation du rôle tertiaire se traduit par une offre d’équipements nécessaires à la vie de toute la Haute-Saintonge : L’ enseignement :
Les équipements sanitaires et sociaux poursuivent leur essor et rendent aujourd’hui à toute la Haute Saintonge des services appréciés. L’agrandissement de l’hôpital en 1969, ouvre la voie à un véritable centre hospitalier disposant de services de médecine et de chirurgie. Une maison médicale, une maison de retraite, un service psychiatrique et un établissement pour enfants inadaptés (IMP La Sagesse) complètent l’ensemble des structures médicales. Capitale administrative et sociale, Jonzac est dotée de tous les services de l’Etat : hôtel des impôts, Assedic, ANPE, etc. La diversification de l‘économie a transformé un pays profondément viticole par l’implantation d’un tissu industriel important. Ceci grâce à la volonté de la municipalité et à une bonne conjugaison avec les responsables d’entreprises. Le développement des entreprises implantées sur la zone industrielle, créée en 1975, mais aussi des entreprises familiales traditionnelles, dont les marchés se ramifient dans le monde entier (la tonnellerie Radoux, les entreprises Nord-Morue et Uni-Cognac expédient leurs produits dans le monde entier) et permettent à Jonzac de maintenir un bassin d’emplois. Dans le même temps, Jonzac s’efforce de conserver son caractère historique en faisant revivre le patrimoine de la ville et reprend son tissu bâti : sauvetage du cloître des Carmes, du marché couvert et du théâtre et affirme sa dimension culturelle. L’eau providentielle : Enfin, Jonzac a puisé dans les entrailles de la terre afin d’aller y chercher l’eau. Cette eau est devenue non seulement le moteur du chauffage urbain, du thermalisme mais aussi du complexe aquatique et ludique des Antilles. Fruit inattendu d’un forage géothermique en 1979, d’une profondeur de 1570 m., permet de mettre en œuvre un chauffage urbain utilisant les ressources d’eau chaude dès 1981. Très vite, cette eau, bactériologiquement pure, à 62 °, devient l’objet de toutes les attentions et l’idée de thermalisme chemine dans les esprits du conseil municipal. Après, plusieurs années d’efforts pour faire reconnaître les vertus thérapeutiques de l’eau qui porte désormais le nom de source Soenna, l’Académie Nationale de Médecine reconnaît le 7 mai 1985 la valeur et l’efficacité thérapeutique de la source. Un module thermal ouvert dès le mois de mars 1983 est installé dans les carrières d’Heurtebise et accueille ses premiers curistes, inaugurant les thermes troglodytiques implantés dans d’anciennes carrières de pierre à cathédrale. Parallèlement, dès 1982, une base de loisirs, avec plage de baignade et espaces verts, est créée à partir des bassins de refroidissement du chauffage urbain. |